León Diaz-Ronda

Né au début de la guerre civile à Madrid qu’il quittera en 1966 à l’âge de trente ans, c’est en France que León Díaz-Ronda va se consacrer à la gravure jusqu’en 1998 puis à la peinture et à la photographie. Il vit à Narbonne depuis cinq ans. « Ma peinture, écrit León s’inscrit dans un univers plutôt poétique : quotidien ou féérique, abstrait ou figuratif, flou ou précis… avec, de plus en plus, la conscience de n’être que témoin de moi-même et ce que j’observe. »

Le photographe doit regarder le monde avec l’œil du peintre affirmait déjà Talbot, inventeur du négatif, à la naissance de la photographie, il y a presque deux-cents ans. León Díaz-Ronda fait son miel de cette pensée, il œuvre dans cet aller-retour photographie-peinture. Il est à la fois ce photographe au regard de peintre et ce peintre-photographe. Qu’importe.

La photo et la peinture se mêlent pour recréer le monde en une image floue, onirique, sans jamais perdre leurs identités propres. C’est là toute l’élégance de ses œuvres épurées, lumineuses, néo-impressionnistes.